Révélée au grand public l'an dernier grâce à sa 3e place aux Mondiaux en salle de Birmingham puis à sa victoire lors de la Coupe d'Europe de Munich, où elle s'est emparée du record de France du triple-saut (14,69 m), Térésa Nzola Meso-Ba entend confirmer en cette année olympique. Son début de saison hivernale laisse augurer de grandes performances. Vendredi, lors du meeting de Dusseldorf, où elle s'est classée 4e, elle a réalisé un bond à 14,24 m, synonyme de qualification automatique pour les Mondiaux en salle, qui se tiendront dans un mois à Valence (Espagne). « L'an dernier, à la même époque, elle retombait 50 cm moins loin », apprécie son entraîneur, Zoran Denoix. « C'est une bonne chose de faite d'avoir réalisé les minima, mais ce n'est pas une fin en soit. L'objectif de ces meetings est de me confronter aux meilleurs et d'essayer de l'emporter », confie la sociétaire de l'Entente sud lyonnais.
Elle en aura encore l'occasion aujourd'hui, à Athènes, où tout le gratin mondial sera réuni, à l'exception de la détentrice du record du monde en salle (15,36 m), la Russe Tatyana Lebedeva. Térésa enchaînera ensuite avec les Championnats de France, ce week-end à Bordeaux, où elle pourrait également s'aligner à la longueur. Après les Mondiaux en salle, elle effectuera en mai un stage de trois semaines en Russie, « dans un camp rudimentaire », souligne Zoran Denoix, qui n'entend pas se tromper d'objectif. « Térésa a 15 m dans les jambes, mais ce n'est pas la priorité dans l'immédiat. Nous suivons notre programme établi depuis quatre ans pour aller là où on veut, c'est à dire une place en finale des Jeux de Pékin ».