Arche de Zoé: Eric Breteau en garde à vue pour le volet français

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Publié le 12 février 2008.

JUSTICE - Le président de l'association est entendu...

Le président de l'Arche de Zoé, Eric Breteau, qui purge en France une condamnation de la justice tchadienne pour tentative d'enlèvement d'enfants, a été placé mardi en garde à vue dans le cadre de l'enquête française sur les activités de l'association.

Eric Breteau est entendu depuis mardi matin par les policiers de la brigade des mineurs, qui agissent sur commission rogatoire des juges Yann Daurelle et Martine Vezant.

Les motifs de son audition n'ont pas été précisés.

Grève de la faim

Des six membres de l'association condamnés au Tchad à huit ans de travaux forcés, peine transformée en France en huit ans de prison, il est le seul à ne pas avoir été entendu dans le cadre de l'enquête française en raison de son état de santé.

Eric Breteau menait alors une grève de la faim et était incarcéré à l'hôpital de la prison de Fresnes.

Trois membres de l'association ont été mis en examen. Emilie Lelouch, compagne et assistante d'Eric Breteau, et Philippe van Winkelberg, le médecin de l'équipe, sont poursuivis depuis le 10 janvier pour «aide au séjour irrégulier de mineurs étrangers en France», «exercice illégal de l'activité d'intermédiaire en vue d'adoption» et «escroquerie».

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Alain Péligat, logisticien de l'Arche de Zoé, est quant à lui mis en examen depuis le 9 janvier pour «aide au séjour irrégulier de mineurs étrangers en France».

L'infirmière Nadia Merimi et l'autre logisticien de l'association, Dominique Aubry, ont, pour leur part, été placés sous le statut de témoin assisté.

Grâce tchadienne?

Dans le volet tchadien de l'affaire, leur sort pourrait se résoudre à la fin du mois de février, à la faveur d'un voyage que Nicolas Sarkozy envisage de faire au Tchad, selon des sources proches du dossier.

Le président tchadien Idriss Deby, que la France a soutenu face à la rébellion tchadienne la semaine passée, a alimenté jeudi l'espoir d'une grâce prochaine, indiquant publiquement être «prêt à pardonner» «si le gouvernement français en fait la demande».

Les avocats des membres de l'Arche de Zoé ont fait transmettre le lendemain, via l'Elysée, les demandes de grâce à l'ambassade de France à N'Djamena.
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