INTERVIEW - Jean-Christophe Fromantin, candidat soutenu par l'UMP à Neuilly, revient sur la crise politique...
Jean-Christophe Fromantin, le nouveau candidat soutenu par l’UMP à Neuilly-sur-Seine revient pour 20 Minutes sur la crise qui secoue la ville des Hauts-de-Seine depuis ce week-end.
Vous venez de passer en quelques jours de candidat dissident de la droite à Neuilly, à candidat soutenu par l'UMP. Qu'est-ce que cela change pour vous ?
Rien. Il y a beaucoup d'agitation à Neuilly depuis ce week-end, mais moi je garde la ligne que je m'étais fixée dès le départ, je garde mon équipe, et je continuerai à défendre mon projet. Et je n'ai pas pris ma carte à l'UMP.
Avez-vous été surpris que l'UMP vous contacte pour être son candidat ?
Tout s'est passé très vite. Il y a eu beaucoup d'effervescence dans la ville, dès lundi j'ai eu de premiers contacts informels, et ce matin (hier) j'ai eu un contact officiel avec Patrick Devedjian.
Comment s'est-il passé?
Cela a duré trois heures. J'ai confirmé à Patrick Devedjian que j'étais prêt à monter une liste de rassemblement de l'UMP et du Nouveau Centre.
Et il n'a pas tenté de vous imposer des candidats sur votre liste ?
J'ai rappelé que c'est moi qui gardais la main. Je me suis présenté dès le départ comme un candidat libre, je garde cette ligne. Autant je soutiens la politique du Président de la République au niveau national, autant je souhaite défendre à Neuilly un projet local.
Donc il n'y aura pas de Jean Sarkozy sur votre liste, par exemple?
Je pense que l'héritage n'est pas la meilleure des valeurs en politique. Je préfère celles de disponibilité et de compétence. Cela dit je ne connais pas Jean Sarkozy, je l'ai vu dans les medias, point. Ce serait donc malhonnête de ma part de dire qu'il n'a pas le profil pour figurer sur ma liste.
Votre liste est-elle bouclée?
Il reste une dizaine de places à prendre. Les personnes retenues le seront sur les mêmes critères que ceux qui ont prévalu jusqu'à présent.
Que pensez-vous de la candidature d'Arnaud Teullé?
Je ne m'en occupe pas vraiment. Il y a toujours eu des candidats en face de moi, Arnaud Teullé a toujours été un opposant, il l'est encore. S'il se maintient nous aurons un débat sur le fond.
Après tous ces rebondissements qui ont égratigné l'image de la droite, avez-vous pour mission de redorer le blason?
Le débat tel qu'il a tourné était devenu catastrophique. La crise a été forte, mais maintenant on peut donner un exemple de formidable de rassemblement, au-delà des partis et des étiquettes.
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Propos recueillis par Mickaël Bosredon