Une grève pour «peser» sur le plan de financement

26 contributions
Publié le 12 février 2008.

TELEVISIONS - Les syndicats de l'audiovisuel ont été reçus à l'Elysée mardi...

L'Elysée a reçu mardi les syndicats de l'audiovisuel public et tenté de les rassurer sur les conséquences de la fin de la publicité, mais rien n'est encore décidé sur les pistes de financement. L'appel à la grève pour mercredi est maintenu.

La ministre de la Culture et de la Communication Christine Albanel va ouvrir dans les prochains jours une concertation avec les syndicats pour les associer à la réflexion, et notamment à la renégociation des cahiers des charges des chaînes de France Télévisions, a indiqué Jean-François Téaldi, porte-parole de l'intersyndicale.

L'Elysée a «réaffirmé que le périmètre de France Télévisions serait maintenu, qu'il n'y aurait pas de privatisation, et que le manque à gagner, évalué à 1,2 milliard d'euros (800 millions de recettes publicitaires perdues et financement des programmes de substitution, NDLR) serait compensé euro par euro», a ajouté le porte-parole.

«Ils se sont prononcés pour un panachage des ressources, mais aucune décision n'est prise pour combler le déficit publicitaire subi par France Télévisions», a commenté Téaldi. «Sarkozy a fait une annonce qui bouleverse le paysage audiovisuel français sans avoir auparavant de plan de financement. D'où la nécessité d'une grosse mobilisation mercredi», a-t-il commenté.

Nicolas Sarkozy devrait s'exprimer «dans les jours qui viennent» sur les mécanismes de financement de son projet, le calendrier et la méthode, selon l'intersyndicale rapportant les propos tenus à l'Elysée.

Par ailleurs selon un proche du président, il est possible que le président de la holding regroupant RFI, France 24 et TV5Monde, soit nommé vendredi.

L'intersyndicale a fait part de sa «grosse déception» concernant la hausse de la redevance qu'elle propose, l'Elysée ayant répété que cette piste devrait être écartée.

Comme 20minutes l'avait déjà rappelé, le gouvernement «travaille» sur des pistes pour combler le déficit publicitaire: taxation des opérateurs de téléphonie mobile et d'Internet, et taxation des recettes publicitaires supplémentaires des chaînes privées, qui devraient bénéficier d'un report de «60 à 90%» des recettes du groupe public, a précisé Téaldi.

«Mais ils sont conscients que ces alternatives de financement ne répondront pas à la totalité du problème», a commenté le syndicaliste.

Le parrainage pourrait continuer sur France Télévisions, et la publicité devrait être maintenue sur RFO car les annonceurs des DOM-TOM «n'ont pas d'autres diffuseurs», a-t-il ajouté.
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr