A Neuilly, l'UMP se range derrière Jean-Christophe Fromantin

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Publié le 12 février 2008.

MUNICIPALES – Enfin, pas tous..

Le dissident devient l'officiel et l'officiel devient le dissident. Le secrétaire général de l’UMP, Patrick Devedjian, a annoncé mardi matin que le parti de la majorité soutenait officiellement le candidat de droite dissident, Jean-Christophe Fromantin.

>> Notre dossier sur le cafouillage à Neuilly

Réunie dans la matinée, «la commission nationale d'investiture a décidé d'accorder son soutien à M. Fromentin pour conduire une liste de large rassemblement», a déclaré Patrick Devedjian. «Nous lui souhaitons bonne chance», a-t-il ajouté en exprimant l'espoir que «les turbulences que nous avons pu connaître dans le passé seront vite oubliées». Un souhait qui n'est pas près d'être exaucé.

Deux listes à Neuilly

Quelques minutes plus tard, Arnaud Teullé, actuel adjoint au maire de Neuilly-sur-Seine, a dénoncé cette décision en annonçant, à l'issue de l'intervention de Devedjian, qu'il mènerait sa propre liste pour la mairie. La ville la plus riche de France aura donc bien deux listes de droite. Et la confusion la plus totale règne alors que la convocation des protagonistes de la crise neuilléenne, lundi soir, pour décider de la marche à suivre devait sortir l'UMP de l'embarras suscité par le débarquement de David Martinon.

Le soutien à Fromantin était l'option privilégiée par l'UMP. Et avait été annoncée à demi-mot par le secrétaire général de l’UMP, mardi matin sur Europe 1. «L'UMP soutiendra une liste qui se voudrait une liste de large rassemblement», a-t-il déclaré. Et de préciser, quelques minutes plus tard, qu'une telle liste serait «sûrement» conduite par Jean-Christophe Fromantin.

Une déclaration qui n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd. Jean-Christophe Fromentin, qui devançait David Martinon dans les sondages, a indiqué mardi matin laisser sa porte ouverte, tout en précisant sur son blog qu'il «gardait le cap». « Je leur laisse la possibilité de me soutenir, parce que la dynamique est de mon côté , a-t-il déclaré à l'AFP. Mais le candidat se veut clair et vigilant: «Je leur tends la main, je reste tête de liste». «Ce ne sera pas une liste UMP, a-t-il averti. S'ils me demandent de prendre une carte UMP, je ne la prendrai pas». Point de récupération politique, donc.

Jean Sarkozy devra attendre

Quant à Jean Sarkozy, qui a révélé ses ambitions et son savoir-faire politiques en mettant le porte-parole de l’Elysée sur la touche, Patrick Devedjian a mis fin aux rumeurs de sa possible propulsion en tête de liste à Neuilly. Une façon de recadrer le jeune loup. «Jean Sarkozy a beaucoup de talent, c'est un garçon intelligent, sensible, qui adore la politique, et qui a des dispositions. Mais il a 22 ans, son temps n'est pas venu», a déclaré Patrick Devedjian ajoutant qu'«en République les places s'acquièrent par le mérite, par le travail, pas par l'héritage».
Sandrine Cochard
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