Les mariages célébrés depuis trente ans au Capitole peuvent-ils être frappés de nullité ? C'est la question posée au procureur de la République par l'avocat Christophe Lèguevaques. Dans le collimateur du militant socialiste, Monique Barbier, la conseillère municipale qui officie « à tour de bras » au Capitole depuis des décennies. « Seuls le maire et ses adjoints ont rang d'officiers d'état civil. Avant une loi de 2002, un conseiller municipal ne pouvait marier qu'exceptionnellement, en cas d'empêchement de ces derniers », explique l'avocat. Monique Barbier a-t-elle trop uni ? « Elle en célébrait beaucoup moins avant 2002 », répond Christian Raynal (UMP), l'adjoint à l'état civil. « Serein mais furieux », l'élu assure, après avoir consulté des juristes, qu'il n'y a « aucun risque d'annulation ». Le procureur-adjoint chargé du dossier n'était pas joignable hier.