Au lendemain du succès de l'Egypte en finale, la Coupe d'Afrique des nations présente un bilan mitigé. Les nombreuses places vides constatées à Accra pendant la finale font mauvais effet. Elles sont le reflet d'une compétition où seuls les matchs du pays hôte, le Ghana, ont rempli les stades. Dommage car le spectacle aura été au rendez-vous avec 99 buts marqués, un record du genre, et ce malgré des pelouses dans un état parfois déplorable. « Ce qui importe, ce ne devrait pas être la qualité des fauteuils des VIP, mais celle du terrain. En vingt ans en Afrique, je n'avais jamais vu une aussi mauvaise pelouse », s'est même emporté le sélectionneur ghanéen Claude Le Roy.
Sur le plan sportif, face à de nombreuses équipes dont les joueurs étaient aguerris aux meilleurs championnats européens, le succès de l'Egypte résonne comme une leçon de football. Sans véritable star, les Pharaons ont pu s'appuyer sur un collectif bien huilé entre des joueurs qui évoluent presque tous dans les grands clubs locaux que sont le Zamalek, Ismailia et Al-Ahly. Ces derniers dominent l'Afrique des clubs, en totalisant notamment six présences en finale de la Ligue des champions africaines sur les sept dernières années. « C'est le meilleur championnat d'Afrique, et les grands clubs n'hésitent pas à mettre le paquet pour garder leurs stars. Dans les autres pays, les joueurs seraient déjà partis en Europe », explique ainsi le sélectionneur camerounais Otto Pfister.