Sauf improbable dépôt d'une nouvelle liste avant la date limite fixée au 21 février à 18 h, on s'achemine vers une traditionnelle confrontation gauche-droite dès le premier tour à Illkirch-Graffenstaden.
Dans cette ville, qui est la seule de la Communauté urbaine de Strasbourg (CUS) dirigée par une équipe socialiste, le développement de l'activité économique figure en bonne place dans la campagne. A la tête de la liste d'opposition rassemblant l'UMP, le MoDem-UDF et «des partis du centre», Jean-Claude Haller estime que l'équipe socialiste n'a pas été suffisamment volontariste dans ce domaine. Il déplore que «le parc d'innovations d'Illkirch stagne, alors que celui de Schiltigheim se développe. Si je suis élu, je mettrai en place une cellule économique et un chargé de mission spécialisé» sur ces questions, assure-t-il.
Briguant un troisième mandat consécutif avec le soutien des Verts dès le premier tour, le maire sortant PS Jacques Bigot se dit tout aussi attentif que son adversaire politique quant à l'avenir du parc d'innovations. «Cependant, le développement de l'attractivité économique est une compétence qui ne relève pas de la ville, mais de la CUS. Et je suis le premier à dire depuis des années qu'elle n'a pas une politique économique à la hauteur des enjeux», a-t-il soutenu le week-end dernier lors de la présentation de sa liste, qu'il a qualifiée de «diverse et rajeunie avec une moyenne d'âge de 45 ans».