Difficile d'y voir clair hier soir sur la situation de l'UMP à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) à quatre semaines des municipales. Après la défection du parachuté David Martinon, l'état-major de l'UMP se réunissait hier, avec ses trois ex-colistiers, Jean Sarkozy, Arnaud Teullé, patron de l'UMP à Neuilly, et Marie-Cécile Ménard, conseillère générale des Hauts-de-Seine, pour savoir qui serait désigné tête de liste. Dans la soirée, Patrick Devedjian, secrétaire national de l'UMP, assurait qu'une décision avait été prise à l'unanimité, mais que l'accord devra être soumis à la commission d'investiture du parti, aujourd'hui, avant d'être rendu public.
Problème, en interne, on assurait hier soir, qu'aucun accord n'avait en réalité été trouvé : « En fait, jusqu'à présent, aucun nom ne se dégage vraiment, les avantages et les inconvénients des trois candidats possibles vont être évoqués devant la commission qui devra trancher. » Un rebondissement de plus dans ce dossier dont ne parvient à se sortir le parti de la majorité.
Comme prévu, hier matin, David Martinon, porte-parole de l'Elysée, lâché dimanche par ses colistiers, avait pourtant annoncé qu'il renonçait à sa candidature, dont les conditions n'étaient plus selon lui, « réunies ». Il y a urgence pour Nicolas Sarkozy à sortir par le haut de ces cafouillages. En effet, hier, deux nouveaux sondages ont confirmé le dévissage de sa cote de popularité avec notamment une chute de dix points dans le baromètre Ipsos-Le Point. Le Président n'a plus que 39 % d'opinions favorables.