Pas au top. Au palmarès des priorités pour les Marseillais, l'économie et les transports n'arrivent qu'en quatrième et huitième positions dans le dernier sondage Ipsos-Dell rendu public hier. Pourtant dans ces deux domaines, la partie est loin d'être gagnée. Passée en treize ans de 22% à 12% de chômeurs, selon la mairie, Marseille n'a pas encore remporté sa bataille pour l'emploi. Le taux de chômage y reste de deux points supérieur à la moyenne nationale. Idem en matière de transports: Marseille vient d'inaugurer son tram, mais les autoroutes A 50, A 55, A 7, la Corniche et le Jarret restent engorgés. La ville n'a toujours pas de périphérique de contournement, ni de transports en commun en site propre (TCSP) vers les quartiers Nord, ou au Sud, vers la Valentine.
Tous les candidats s'accordent pour prolonger les horaires d'ouverture du métro, pour mettre en service plus de bus de nuit et pour renforcer le maillage en TCSP, notamment avec des navettes maritimes de la Pointe Rouge à l'Estaque via le Vieux-Port. De même sur le soutien au vélo et le projet de rendre piéton l'hyper-centre. En matière de transports en commun terrestres, en revanche, les choix techniques divergent, notamment pour des questions de prix, entre métro, tramway ou bus. Dans le domaine économique, un consensus se dégage pour appuyer le développement de Marseille sur le port, la recherche et le tourisme. Là aussi, financements et méthodes varient d'un bord à l'autre. Particulièrement sur la place des activités industrielles et logistiques des bassins Est du port. Mais de l'extrême gauche à l'extrême droite, tous soulignent que la ville et la communauté urbaine manquent d'argent pour ces projets.