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Mention très bien sur le logement HLM. Doit faire ses preuves à l'examen sur l'insalubrité, l'hébergement d'urgence et les maisons de retraite. Si Bertrand Delanoë peut se targuer d'avoir fait exploser la création de logements sociaux à Paris, avec le financement de 30.016 HLM, alors qu'il n'en avait promis que 18.000, son «contrat de mandature» n'est pas rempli sur tous les plans.
Gros hic dans son bilan, sa promesse d'éradiquer l'insalubrité «en une mandature» n'a pas été tenue. Sur les 1.036 immeubles insalubres recensés en 2001, «40% ont été traités, 40% sont en cours de procédure et le cas de 20% n'a pas encore été réglé, admet Jean-Yves Mano, adjoint (PS) chargé du Logement. Ce ne sont pas les financements qui ont manqué, mais la longueur des procédures qui a ralenti le processus.»
Même faiblesse sur l'hébergement d'urgence pour les sans-abri. 3.000 nouvelles places avaient été promises, mais seules 1.000 ont été créées, et 2.000 ont été rénovées. «Nous n'avions pas les financements de l'Etat pour faire ce à quoi nous nous étions engagés», se défend Jean-Yves Mano, promettant de se rattraper: «Nous en avons renégocié 2.650 entre 2007 et 2009», précise-t-il. Le contrat n'est pas non plus tenu sur la création de places en maison de retraite: 1.800 avaient été promises, mais seulement 1.200 ont vu le jour.
Les associations notent toutefois des efforts sur le logement par rapport à la précédente mandature, la création de HLM ayant permis de reloger la plupart des personnes vivant dans l'insalubrité. «Pour elles, il y a une véritable avancée, note Judith Skira du Comité action logement. Mais pour les mal-logés classiques, qui ont des demandes anciennes ou qui habitent chez des amis, il n'y a pas d'amélioration.» Concernant les situations d'urgence, le cas des familles est «de pire en pire, selon elle. La municipalité n'a pas anticipé ce problème et compte le prendre en charge lors d'une deuxième mandature».
Le maire a toutefois été confronté à des difficultés non prévues en 2001. La problématique de la vente à la découpe s'est notamment accélérée entre 2001 et 2004, et des budgets ont dû être mobilisés pour enrayer ce processus. «Nous sommes intervenus pour acheter 8000 logements, mais 22000 ont été vendus à la découpe», précise Jean-Yves Mano.
La semaine prochaine : l'urbanisme