MUNICIPALES – Ils réagissent au lâchage de David Martinon par ses colistiers…
La
crise dans la campagne municipale de l'UMP à Neuilly-sur-Seine est un «révélateur d'une culture politique, d'une manière de faire de la politique qui me heurte, qui me choque», a déclaré lundi le maire PS de Paris Bertrand Delanoë. «Neuilly, ce n'est pas la France, mais c'est révélateur d'une culture politique, d'une manière de faire de la politique qui me heurte, qui me choque, qui ne correpond pas du tout à mes propres engagements», a-t-il expliqué sur LCI.
«Neuilly est une ville qui préfère payer des amendes plutôt que de faire un peu de logement social et le vrai sujet, donc, de la campagne à Neuilly n'est pas évoqué», a ajouté Bertrand Delanoë.
Caricature du pouvoir
De son côté, le président du Modem, François Bayrou, est plus sarcastique, dénonçant lundi un climat «profondément malsain». «Au premier abord, ça a des aspects comiques et puis quand on réfléchit, on se dit: mais tout cela c'est la présidence le République, c'est l'Elysée, c'est les plus proches du président de la République», a poursuivi le leader centriste sur France Inter pour qui cette zizanie donne l'impression «d'un pouvoir qui donne de lui-même sa propre caricature».
«Vu de Pau, (où Bayrou est candidat, ndlr) on est un peu abasourdi devant ces rebondissements quotidiens inattendus. C'est une espèce de feuilleton dont le vrai sujet est la cour: qu'est-ce qui se passe à la cour, qui est, dans les cercles du pouvoir, le favori ou la favorite, qui est disgracié et qui va être promu et qui va être jeté», s'est-il moqué. «Ceci est profondément malsain, de même qu'il est profondément malsain de croire qu'une ville appartient à un homme ou à un clan», a-t-il conclu.
Pas d'intervention «directe» de Nicolas Sarkozy
Pas de quoi décourager Jean Sarkozy, Arnaud Teullé et Marie-Cécile Ménard: ils ont annoncé lundi, dans une lettre aux habitants de Neuilly-sur-Seine, qu'une «liste composée de Neuilléennes et de Neuilléens» sera présentée «dans les tout prochains jours».
Quant à Dominique Paillé,secrétaire général adjoint de l'UMP, il a assuré que le chef de l'Etat n'était pas intervenu «directement» dans cette affaire. «C'est une affaire de crise interne à l'UMP locale, c'est à nous à la résoudre», a-t-il assuré. Le chef de l'Etat «n'est pas indifférent au sort de son fils et de Neuilly, il n'est pas non plus indifférent au sort de David Martinon», a toutefois affirmé le conseiller de l'Elysée. Au point de
refuser sa démission, pourtant présentée par le porte-parole.
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Sandrine Cochard avec agence