Show devant ! Trente-deux joueurs en lice, huit têtes de série dans les vingt premiers mondiaux dont Novak « Nole » Djokovic (n° 3 ATP), Richard Gasquet (n° 7) ou Andy Murray (n° 11). L'Open 13 - qui se déroule à partir d'aujourd'hui et jusqu'à dimanche au palais des sports - s'annonce comme un des rendez-vous indoor les plus attractifs de la saison tennistique.
Doté de 600 000 dollars, le tournoi phocéen accueillera dans son tableau les deux derniers finalistes de l'Open d'Australie : Djokovic et Tsonga. En privilégiant les valeurs montantes du tennis mondial, les organisateurs marseillais ont eu le nez creux : « En début d'année, on avait fait le choix de prendre Djokovic plutôt que Nadal car sa cote auprès des fans était plus importante et parce que, sur notre surface (Greenset), il est meilleur que l'Espagnol, confie Jean-François Caujolle, le directeur de la compétition. Et l'actualité a parlé pour nous. On espère tous que Novak sera la nouvelle star du circuit. » De son côté, Jo-Wilfried Tsonga a généré un engouement populaire et médiatique rare depuis son parcours australien. « On peut parler de Tsongamania, poursuit Caujolle. Toutefois, je pense que Jo a les pieds sur terre. Son entourage a su le préserver et il est en mesure d'assumer sa nouvelle notoriété. » Mais la force de l'Open 13, cette année, est d'avoir accru son côté spectaculaire en invitant des joueurs bien ciblés. Comme « Nole », l'Anglais Andy Murray, le Russe Mikhail Youzhny (n°19) et le Chypriote Marcos Baghdatis (n° 17) font partie des « showmen » du circuit. Et pour servir au mieux le spectacle, le tournoi s'est doté du Hawk-Eye, le système de recours arbitral électronique. « On est le seul tournoi au monde - hormis les Grands Chelems et les Masters - a avoir investi (35 000 euros) dans son installation, précise Caujolle. Cela va apporter un plus au public et aux joueurs sur les balles litigieuses. »