A Toulouse, 37 630 personnes travaillent dans l'économie sociale et solidaire (ESS), d'après une étude régionale dévoilée vendredi par l'Insee. L'ESS regroupe l'ensemble des coopératives, mutuelles, associations et fondations. Elle tente de répondre à des besoins qui ne sont assouvis ni par le secteur marchand, ni par le secteur public. « C'est avant tout une philosophie collective de travail qui place l'homme au centre de l'entreprise, avant le capital, explique Agnès Dofny, présidente de la Chambre régionale de l'économie sociale et solidaire de Midi-Pyrénées (Cress). Les entreprises de l'ESS sont fondées sur leur gestion démocratique où une personne vaut une voix, contrairement aux entreprises capitalistes. »
Les associations représentent 83 % des établissements employeurs de l'ESS, les coopératives 13 %, les mutuelles 4 %. Parmi les activités associatives, celles du domaine social sont prépondérantes. Elles regroupent plus d'un emploi sur deux et sont le plus souvent orientées vers l'accueil des personnes handicapées ou l'aide à domicile. Les chiffres de l'Insee concernent aussi de grandes banques comme le Crédit mutuel ou la Caisse d'Epargne, des entreprises qui ont choisi le statut de coopérative. Dans ces dernières, les deux tiers des emplois relèvent des activités financières de crédit. « L'ESS est encore une forme d'économie méconnue, pourtant elle se porte bien. Le nombre de ses salariés augmente de 1,85 % chaque année », conclut Odile Ruhlmann, chargée de l'étude à l'Insee.