Habituée aux duels, Fenouillet s'achemine vers une triangulaire entre vieilles connaissances. Désormais adhérent du MoDem, l'ex-PS Gilles Broquère brigue un quatrième mandat de maire. Face à lui, deux de ses anciens premiers adjoints. Jean-Claude Pascaud (sans étiquette) fait figure d'opposant historique puisqu'il l'a déjà affronté deux fois. Claudie Marcos, investie par le PS, est passée plus récemment dans l'opposition municipale, quand l'édile s'est rapproché de l'UDF en 2003.
Le sortant veut créer mille nouveaux emplois dans la zone commerciale et installer un pôle culturel - avec cinéma multiplexe et salles de concert - sur le site de l'ancienne usine Soferty. Jean-Claude Pascaud annonce quant à lui « une baisse des taxes communales de 30 % ». « Cela représente 310 000 euros d'économies sur un budget de huit millions et c'est tout à fait réaliste », avance le challenger. Enfin, le programme de Claudie Marcos privilégie « la notion de développement durable ». La socialiste veut aussi « renouer le dialogue ». Elle pense notamment consulter la population sur la pérennité de la Féria de Fenouillet, aussi médiatique que polémique. En tant qu'aficionado et promoteur de l'événement, le maire assume : « La Féria ne représente que 0,6 % de nos dépenses et on peut organiser d'autres manifestations dans les arènes. » Jean-Claude Pascaud veut, lui, « les démonter ». Et laisser la Féria au privé, « sans aide financière, ni logistique de la mairie ».