C'est l'autre élection du printemps. La moitié des cantons nordistes (41 sur 79) verront leur conseiller général renouvelé début mars, en même temps que les élections municipales. Le dépôt des candidatures cantonales commence mercredi, mais le suspense n'est pas immense. De par la formule de renouvellement par moitié tous les trois ans, l'élection devrait avoir peu de conséquences sur l'exécutif départemental.
Bernard Derosier, son président (PS) de 1985 à 1992 et à nouveau depuis 1998, avait été élu dans un fauteuil en 2004. Son siège de conseiller général n'est pas renouvelé cette année. Ce ne sera d'ailleurs le cas que de quatorze socialistes. A l'inverse, dix-huit des vingt-deux conseillers de l'opposition «Union pour le Nord» (UMP et apparentés) doivent passer devant les électeurs. «Le risque de perdre des sièges existe toujours», explique Derosier, qui ne veut «surtout pas jouer les prévisionnistes» tout en remarquant que «le contexte national [défavorable à l'UMP] devrait beaucoup jouer ». De surcroît, les quatre sièges détenus par l'UDF-MoDem sont aussi soumis au vote.
La majorité absolue socialiste est donc loin d'être en danger, et son patron peut dérouler tranquillement sa campagne, axée sur la «solidarité» et la «proximité» avec les Nordistes. La seule véritable incertitude concerne le poids des communistes, certes «partenaires naturels» de Bernard Derosier, mais dont cinq sièges sur dix sont à renouveler.