Virage bien négocié. Face aux Stéphanois, samedi à la Meinau à l'occasion de la 24e journée de Ligue 1, les Ciel et Blanc savaient qu'ils avaient l'opportunité de faire un bond au classement en cas de victoire, puisque leurs cinq poursuivants immédiats se déplaçaient. Si ces derniers n'ont pas tous perdu, Strasbourg a quand même profité de sa large victoire (3-0) pour grimper au 11e rang du classement, avec désormais cinq longueurs de plus que Toulouse, 18e et premier relégable.
« Ce qui est essentiel, c'est de passer le cap des 30 points, souligne le manager général Jean-Marc Furlan. C'est un moment très important pour le Racing. Cela nous permet d'être plus tranquilles pour la suite. Cinq points d'avance, pour moi, c'est beaucoup. » Métamorphosés par rapport au match de Coupe de France perdu face à Metz (0-3), les Alsaciens ont fait preuve de caractère et ont retrouvé par séquences leur jeu alerte et efficace d'octobre dernier, à l'image des déboulés de James Fanchone (18e et 30e). Mais c'est sur un penalty obtenu par Jacob Mulenga et transformé par Renaud Cohade (1-0, 38e) qu'ils ont ouvert le score. Après que Bafetimbi Gomis a trouvé le poteau et raté l'égalisation (61e), le Racing en a fait voir de toutes les couleurs aux Verts, qui finissaient la partie à neuf contre onze. Alvaro Santos, buteur sur un centre de Guillaume Lacour (2-0, 85e) puis passeur décisif pour Mulenga (3-0, 92e), a parachevé le 8e succès strasbourgeois de la saison. Le maintien est en bonne voie.