La forteresse communiste va-t-elle tomber? Dirigée par le PCF depuis plus de quarante ans, la mairie d'Aubagne fait aujourd'hui rêver l'état-major de l'UMP. Car la droite semble en plein essor sur les collines de Pagnol: Nicolas Sarkozy y est arrivé en tête à la présidentielle avec 57% des voix au second tour. Dans la foulée, aux législatives, Bernard Deflesselles (UMP) a rassemblé 46% des voix, loin devant les candidats PC (15%) et PS-MRC (7%). Maire sortant, Daniel Fontaine (PC) ne jette pas l'éponge pour autant: «L'an dernier, il y a eu une vague sarkozyste en Paca, estime-t-il. Mais aujourd'hui, le Président est en perte de vitesse.» Avançant «un bilan positif», la gauche se dit d'autant plus sereine qu'elle est totalement rassemblée derrière Daniel Fontaine, des antilibéraux, aux socialistes.
Dans l'opposition municipale, chacun part sous ses couleurs. Sylvia Barthélémy (UMP) attaque l'équipe sortante «qui a transformé Aubagne en forum de l'altermondialisme». «Il faut un maire qui s'occupe enfin de sa , tempête la candidate UMP. Du centre à l'extrême droite, tous dénoncent «le haut niveau des impôts et de la dette» municipale. «La fiscalité est beaucoup trop lourde, les Aubagnais sont obligés de quitter la ville», assure Joëlle Mélin (FN). Jean-Marie Orihuel (MoDem) propose carrément de «diviser par six», en un mandat, la part communale de la taxe d'habitation.