«La conférence de presse», programmée à 14H30, «est reportée», a-t-il déclaré à l'AFP «sans pouvoir préciser» si elle aurait lieu plus tard dans la journée ou un autre jour.
Son entourage avait annoncé à la mi-journée que David Martinon tiendrait un point de presse à son QG de campagne à Neuilly à 14H30. Une conférence programmée après la publication le matin même dans «Le Figaro» d'un confidentiel intitulé «Neuilly: Martinon vers la sortie».
Le quotidien évoque «un sondage confidentiel» réalisé dans la semaine et prévoyant «la défaite» de David Martinon, qui ne serait crédité que de «40% des voix» face à son adversaire de droite, Jean-Christophe Fromentin (45%). «Le Figaro» écrit que «Nicolas Sarkozy, qui ne peut accepter une défaite de son porte-parole dans sa ville, n'a guère d'autre choix que de sortir Martinon et de le remplacer par la numéro deux de sa liste, Marie-Cécile Ménard, qui occupe désormais le siège du chef de l'Etat au conseil général des Hauts-de-Seine».
Interrogé par l'AFP, l'entourage de Nicolas Sarkozy a déclaré ne «pas être au courant» du sondage évoqué par «Le Figaro» et qu'en tout cas, il n'avait «pas été commandé par l'Elysée ou l'UMP».
Citée dans l'article, Marie-Cécile Ménard a «tenu à préciser» à l'AFP qu'elle n'avait «aucune responsabilité dans la commande et la divulgation de quelque sondage que ce soit». «Je regrette l'ambiance délétère et le climat de cette campagne. Je reste loyale au candidat régulièrement investi par les instances de mon parti», a-t-elle ajouté sans citer le nom du porte-parole de l'Elysée.
Interrogé dans la matinée, David Martinon s'était refusé à tout commentaire sur cette affaire. «Je n'ai pas envie de réagir tout de suite», avait-il expliqué.