Le grand contournement attend l'Etat
0 commentairesDoit-on ou non construire un grand contournement autoroutier autour de Toulouse ? La décision dépend désormais du gouvernement. Dès qu'un nouveau président de la commission nationale du débat public sera nommé, l'Etat aura trois mois pour trancher. Hier, les membres de la commission particulière ont fait le compte-rendu de quatre mois de réunions sur le sujet, sans émettre un avis. « La décision doit être maintenant politique. Sur un sujet pareil, il n'y a pas de demi-mesure : soit on le fait, soit on ne le fait pas. Le débat a permis de dégager des idées communes, comme la lutte contre l'étalement urbain et la nécessité de développer les transports en commun et de mener une réflexion sur le fonctionnement de l'agglomération », insiste Claude Bernet, le président de la commission particulière.
Au cours des seize réunions, les 4 500 pro et anti sont restés dans une opposition formelle. En plein Grenelle de l'environnement, les écologistes ont dénoncé l'impact d'une telle structure sur le réchauffement climatique. L'un de leurs arguments a aussi été de dénigrer l'apport pour la rocade d'un grand contournement : le report du trafic de transit sur cette nouvelle infrastructure ne concernerait même pas 20 % de la circulation actuelle du périphérique. Du côté des partisans, parmi lesquels des élus, elle participera à une meilleure circulation et permettra un meilleur aménagement du territoire. « Globalement, il y a eu plus de prises de position en faveur du trajet par l'est », souligne Claude Bernet. Si le oui l'emportait, il faudrait dix à quinze ans pour voir le projet se réaliser.