



TCHAD - Le président Idriss Deby affirme contrôler la capitale...
Le président tchadien Idriss Deby Itno a affirmé ce mercredi que ses forces avaient le «contrôle total» de la capitale et du pays après la bataille de N'Djamena entre les forces rebelles et gouvernementales, qui a tué au moins 160 personnes, selon le Comité international de la Croix rouge (CICR).
Autour de 1.000 blessés«Quatre-vingt corps ont été collectés par la Croix Rouge tchadienne, et il en reste au moins autant, sans doute un peu plus», a déclaré le chef de la délégation, Thomas Merkelbach.
Il a indiqué que le bilan tournait toujours «autour de mille» personnes pour les blessés.
Le chef de l'Etat a indiqué, satisfait et en treillis militaire de combat : «Nous avons le contrôle total non seulement de la capitale mais du pays». «Il (des rebelles) y en a qui ont fui, il y en a qui sont encore dans N'Djamena déguisés en civil, il y en a qui tentent de rejoindre la frontière (soudanaise)», a-t-il ajouté.
Grâce des six Français de l'Arche de Zoé?
Cette proclamation de victoire d'un chef d'Etat assiégé dans la présidence pendant tout le week-end intervenait à l'issue d'un entretien avec le ministre français de la Défense Hervé Morin, venu à N'Djamena lui apporter un soutien «sans faille».
Après la multiplication des marques de soutien de la France à son encontre, le président tchadien n'a pas exclu de gracier les six Français de L'Arche de Zoé condamnés à huit ans de prison pour «tentative d'enlèvement d'enfants» au Tchad.
Sur le plan militaire, l'horizon semble s'éclaircir pour l'Armée nationale tchadienne (ANT). L'alliance rebelle partie le 28 janvier du Soudan, selon N'Djamena, pour attaquer la capitale, a dit mercredi s'être «un peu retirée» à «environ 70 kilomètres» de la capitale tchadienne.
Une colonne rebelle à 200 km de la frontière
Mais une colonne rebelle a été repérée à 200 kilomètres de la frontière soudanaise en direction de N'Djamena, selon une source militaire. Hervé Morin a confirmé «l'existence d'une colonne» de rebelles qui «se déplace lentement» vers la capitale.
Les rebelles refusent de baisser pavillon. Leur alliance a ainsi mis «en garde» la France «contre toute intervention directe», en assurant que les menaces de Paris ne les «dissuadaient pas» de repasser à l'offensive.
Dans certains quartiers de N'Djamena, un peu d'animation commençait à regagner les rues, avec quelques commerces qui ouvraient. Hors du centre, les traces des combats se manifestaient par des véhicules calcinés, détruits ou renversés, entourés de cadavres calcinés ou en état de décomposition avancée.
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