Familles, vos préoccupations intéressent les candidats. Tous ont un plan pour faciliter la garde des tout-petits. L'équipe Delanoë a livré en sept ans plus de 5.200 «berceaux» dont un tiers dans les 18e, 19e, 20e, où les besoins étaient les plus criants. Des chiffres contestés par l'UMP, qui exclut par exemple les places lancées sous l'ère Tiberi, et comptabilise au final moins de 3.000 places nouvelles.
Quoi qu'il en soit, faire garder son enfant reste souvent un parcours du combattant. Paradoxe de la capitale: environ 30% des Parisiens de moins de 3 ans sont en crèche, le double de la moyenne nationale, mais les listes d'attente ne désemplissent pas. «L'offre appelle la demande», constate Olga Trostiansky, l'adjointe (PS) de Bertrand Delanoë en charge de la Petite Enfance, qui se félicite que «les Parisiens plébiscitent les crèches», rassurantes pour les parents. Mais pas toujours pratiques. Beaucoup de parents l'ont souligné dans les conseils de parents de crèches, mis en place dans deux arrondissements l'an dernier.
Par exemple, leur fermeture à 18 h 30 est souvent inadaptée aux emplois du temps des Parisiens. La souplesse a pourtant progressé, puisqu'il est désormais possible de payer la crèche «à la carte» si les parents ne travaillent pas à temps plein. Ou de laisser son enfant en halte-garderie à temps plein lorsque l'on a trouvé un emploi. «Dans toutes les haltes-garderies créées ou rénovées, un accueil dès 3 mois est désormais possible grâce à la création d'espaces pour dormir et manger», précise l'élue.
Les autres modes de garde, à domicile ou chez une assistante maternelle, pourraient encore se développer et leur prix baisser. Une allocation municipale («Papado») a été créée, mais seulement pour les plus modestes.
Enfin, seuls 800 enfants de moins de 3 ans trouvent une place en maternelle (contre 1.500 en 2001), un « échec » que reconnaît l'adjoint (MRC) aux Affaires scolaires, Eric Ferrand. «La Ville a ouvert 167 classes de maternelle, mais l'Etat n'affecte pas les profs», se défend-il.
Manquent encore des guichets uniques d'information, pour la garde des tout-petits comme pour les activités extrascolaires des plus grands. Si les centres de loisirs du mercredi sont désormais accessibles au plus grand nombre, les activités sportives et culturelles restent difficilement abordables.