TRANSPORTS - Ce n'est pas sûr…
L'Automotrice Grande Vitesse (AGV)
que présente ce mardi le groupe Alstom va-t-elle remplacer notre bon vieux TGV? Possible. Mais pas sûr. L'AGV est en effet un produit d’Alstom, le constructeur avec lequel la SNCF, propriétaire de la marque TGV - rachetée à Alstom au début des années 90 -, n'a rien à voir.
«Quand nous avons compris que le marché international de la grande vitesse allait se développer, nous avons décidé de développer nos propres trains sur fonds propres», précise-t-on chez Alstom. L'AGV permet ainsi d'adapter la longueur du train en fonction du nombre de passagers et donc des compagnies ferroviaires, notamment étrangères.
Bombardier, Siemens et les autres
Mais Alstom l'annonce déjà: elle participera à
l'appel d'offres pour le renouvellement en 2014 de la flotte des TGV que devrait lancer la SNCF à la fin de l'année. «L'AGV a quand même été créée en vue du marché français», indique-t-on à la SNCF. Qui ajoute aussitôt que «rien n'est joué». Le Canadien Bombardier (
qui a ravi le marché du Transilien), l'Allemand Siemens mais également l'italien Ansaldo ou l'espagnol CAF seront sur les rangs.
L'appel d'offres va permettre l'accroissement des lignes à grande vitesse en France, notamment à partir de fin 2011. A cette date, doit être mise en service la première phase du TGV Rhin-Rhône, qui pourrait donc être «techniquement» un AGV Rhin-Rhône. Reste une limite: la vitesse de 360km/h à laquelle peut rouler l'AGV et que vante tant Alstom, ne peut être atteinte que sur les lignes de l'actuel TGV-est pour des raisons techniques. «Mais qui peut le plus peut le moins», répond-on chez Alstom. L'AGV, s'il est choisi en France, ne roulera donc pas forcément plus vite que son grand frère.
A. Sulzer