« Notre objectif est de garder des usines ouvertes en France. » Le président de la République a cherché à rassurer les ouvriers de l'aciérie ArcelorMittal à Gandrange (Moselle), hier. « Soit nous arrivons à convaincre Mittal de revenir sur son plan et nous investissons avec lui, soit nous trouvons un repreneur et nous investirons avec lui. Cela peut être des investissements dans les machines ou dans la formation », a détaillé Nicolas Sarkozy. « Le rôle de l'Etat est de peser sur le groupe, mais certainement pas de payer à sa place », a immédiatement réagi le PS, alors que l'UMP applaudissait.
« L'Etat ne va pas acheter des machines. C'est une vision imagée pour exprimer un engagement avec des mots forts », a relativisé l'économiste Lionel Fontagné, professeur à l'université de Paris-I. Des montages peuvent permettre de reconvertir le site ou requalifier les salariés, mais il faudra « une grande prudence pour rester dans les clous de la réglementation européenne ». « Le Président montre qu'il ne prend pas la mondialisation à la légère. Ensuite, ce sera aux spécialistes de trouver une solution bruxello-compatible », conclut le spécialiste.
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publié le : 09-02-2010 15:18
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