EUROPE - Il s'agissait du préalable nécessaire à la ratification...
La révision de la Constitution, préalable nécessaire à la ratification du traité européen de Lisbonne, a été adoptée ce lundi par les sénateurs et les députés réunis en Congrès à Versailles.
Abstention d'une majorité de socialistes
La révision -où la majorité des deux tiers (445) des suffrages exprimés (741) était requise- a été approuvée par 560 voix contre 181.
Comme annoncé le 15 janvier, une majorité de socialistes s'est abstenue pour protester contre la ratification parlementaire du traité, le PS réclamant un référendum.
En début d'après-midi, plusieurs centaines de personnes, parmi lesquelles des élus de l'opposition, ont manifesté devant le château de Versailles pour réclamer ce référendum
Pétition signée par «120.000 personnes»
Les manifestants ont été tenus à distance des grilles du château par un cordon de CRS. Les policiers ont cependant laissé passer les parlementaires présents dans la manifestation, les sénateurs Jean-Luc Mélenchon (PS) et Nicole Borvo (PCF) qui tenaient en main quelques uns des registres d'une pétition signée, selon eux, par 120.000 personnes. Elle devait être remise à Bernard Accoyer.
La LCR, le PCF, l'association altermondialiste Attac, Lutte ouvrière, le syndicat Sud étaient représentés dans les rangs de la manifestation, ansi que le porte-parole de la LCR, Olivier Besancenot, et le militant altermondialiste José Bové.
De retour à Paris, les députés puis les sénateurs vont voter d'ici à la fin de la semaine pour autoriser le chef de l'Etat à ratifier le traité de Lisbonne. La France devrait être le quatrième pays de l'Union européenne à ratifier le traité UE, après la Hongrie, la Slovénie et Malte.
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C. F. avec agence
Roumanie Le traité européen de Lisbonne, qui remplace le projet de Constitution européenne, a été ratifiée en Roumanie par un vote du Parlement lundi soir.