ECONOMIE - Plusieurs centaines de salariés se sont rassemblés jeudi après-midi au siège de la Société générale pour affirmer leur soutien au PDG et leur attachement à la banque…
Ils étaient plusieurs centaines, rassemblés jeudi après midi devant le siège de la « Soc Gen» à la Défense, tenant à bout de bras, contre le vent, des banderoles «Non au démantèlement» ou «I love Société générale».
Alors que les rumeurs de rachat ou de démantèlement de la banque alimentent les polémiques, les salariés s’étaient donné rendez-vous pour affirmer que la Société générale, malgré ses déboires, demeure un «fleuron» de la finance, qu’il ne faut pas brader.
«Quand vous avez un accident de voiture et une portière froissée, qu’est ce que vous faîtes, vous? Vous jetez la voiture?» interroge Pascal Jarry, salarié depuis 37 ans et sur le point de prendre sa retraite. «On l’a construite, cette maison. Elle a des réserves financières,
on veut rester indépendants», assène-t-il.
«Pas un ramassis de brigands qui jouent dans les salles de marché»
Pour de nombreux salariés, comme Pascal, la défense de la «Soc Gen» va de pair avec celle de son PDG: «On va se faire faire un badge
‘touche pas à mon Bouton’. C’est l’un des meilleurs PDG de banque au monde. Vous en connaissez beaucoup, des banques qui continuent à faire autant de bénéfices après un coup pareil?»
«Il faut que les gens comprennent que la Société générale, ce n’est pas un ramassis de brigands qui jouent dans les salles de marché. Ce sont des gens honnêtes, qui travaillent, ce sont des familles aussi. On tient à cette entreprise. D’ailleurs, c’est assez singulier de voir des gens manifester pour leur entreprise et pas contre», témoigne Laurent, à la Société générale depuis neuf ans.
Les remarques acerbes fusent, contre ceux qui veulent «profiter» d’une faiblesse temporaire pour s’emparer de la banque, «même si on a des copains à la BNP qu’on aime bien» mais aussi contre ceux qui «se mêlent de ce qui ne les regarde pas.»
«Quand j’entends certains, Nicolas Sarkozy, pour ne pas le nommer, qui dit que notre PDG doit s’en aller, ça me rend folle de rage, tempête Marie, entrée à la Société générale il y a quinze ans. C’est à nous de décider!»
Quelques instants plus tard, une demi-heure pile après le début de ma manifestation, les salariés se dispersent et regagnent leurs bureaux. Bien décidés à montrer qu’à la Société générale, «on bosse».
>> Voir aussi notre analyse: Que va devenir la Société générale?
Christina Lionnet