Un petit test révélateur. Quand on interroge au hasard, place du Commerce ou au marché de Talensac, cinquante Nantais en âge de voter, 42 % nous déclarent « connaître le nom » de Sophie Jozan et 28 % celui de Benoît Blineau. Si l'on creuse un peu, on s'aperçoit qu'à peine un sur trois sait réellement que la première est chef de file de l'UMP, moins de deux sur dix que le second porte la liste MoDem. « On a un réel déficit de notoriété, reconnaît-on dans l'entourage de Jozan. La prime est au maire sortant, surtout ici où Ayrault règne depuis dix-neuf ans et verrouille tout ce qu'il peut. Les médias, Internet et le tractage de terrain sont donc pour nous des relais très importants. » « On part de loin mais c'est un défi à relever, estime-t-on au MoDem. Le parti s'est lancé il y a un an, nos idées progressent vite, ce sont elles qui feront la différence. »