Les traders ont dû s'arracher les cheveux hier encore au palais Brongniart, siège de la Bourse à Paris. Le CAC 40 a de nouveau chuté de 4,25 %, dans les mêmes proportions que le Dax à Francfort (- 4,88 %) et plus encore que le Footsie à Londres (- 2,28 %). L'indice français affiche donc désormais un recul de 17,4 % depuis le début de l'année, en trois semaines seulement !
Or hier, le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, est resté inflexible sur sa politique monétaire malgré la tempête boursière mondiale. Il a en effet laissé entendre qu'une baisse des taux, comme celle, spectaculaire, opérée la veille par la Réserve fédérale américaine, était pour l'instant exclue en zone euro. Au grand dam des opérateurs européens. « M. Trichet est un ayatollah de l'inflation. Persister et signer, alors que les marchés financiers sont au bord du krach, c'est faire le choix de la provocation », a commenté hier un vendeur d'actions parisien. Parmi les seules valeurs en hausse, Publicis (+ 2,23% à 21,98 euros), qui a bénéficié de l'annonce d'un partenariat avec le géant d'Internet Google.