Le MoDem «n'a pas de dogme ou de tabou» pour des alliances au second tour des municipales à Marseille, a répété hier Jean-Luc Bennahmias, chef de file du parti pour la cité phocéenne. «A part l'extrême-droite, nous n'avons pas d'ennemis en politique, a précisé le député européen. Tout est ouvert dans cette ville.»
Le parti présentait hier ses têtes de listes pour les huit secteurs de Marseille. Le reste n'est pas encore tout à fait finalisé: «J'attends de voir si le PS ou l'UMP ne vont pas laisser de côté des gens de valeurs, qui pourraient vouloir nous rejoindre», explique Jean-Luc Bennahmias.
Le MoDem dit également être confronté à des «pressions amicales» sur ses candidats potentiels. «Une dame qui s'était engagée par écrit à être deuxième sur ma liste a dû renoncer sous la menace d'une suppression des subventions à son association», assure Mohamed Laqhila, candidat dans le 7e secteur (13e et 14e arrondissements). Le MoDem se refuse à dire d'où viennent les coups, mais assure avoir constaté « deux ou trois cas semblables». «Ça me réjouit plutôt, ça prouve qu'on existe réellement», philosophe Jean-Luc Bennahmias. Le député européen s'est fixé pour objectif « d'obtenir entre 8% et 12%» des voix, au soir du premier tour. A la présidentielle, le président du parti centriste, François Bayrou, avait recueilli, à Marseille, 14% des voix.