Nicolas Sarkozy ne veut pas entendre parler de la suppression des départements et du principe de précaution
Créé le 23.01.08 à 13h51
Mis à jour le 23.01.08 à 14h27
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POLITIQUE - Pour lui, les collectivités territoriales ont une «légitimité historique»...
La France d'après se fera avec des départements. Nicolas Sarkozy, ancien président du Conseil général des Hauts-de-Seine, s'est dit mercredi en désaccord avec la proposition de la
commission Attali de
supprimer les départements. «Vous voulez renforcer l'intercommunalité, vous avez raison», a déclaré le président de la République aux membres de la commission, à propos de la nouvelle organisation territoriale proposée dans le rapport sur les freins à la croissance.
«Supprimer l'échelon départemental, ne serait-ce qu'en dix ans, je veux dire mon désaccord», a-t-il poursuivi. «Les départements, ils ont la légitimité historique».
«Les Français pas prêts à renoncer aux départements»
Quant aux communes, que la commission présidée par l'ex-sherpa de François Mitterrand propose de regrouper, le président de la République a mis en avant l'attachement que lui portent les Français : «ça fait si longtemps qu'on moque la France parce qu'elle a trop de communes», a commenté le président. «Oui, vu technocratiquement, c'est vrai. Mais vu la qualité de la vie, l'enracinement de la démocratie, les réseaux de solidarité, c'est beaucoup moins exact». «Je ne crois pas que les Français sont prêts à renoncer à la légitimité historique d'un département», a-t-il encore dit.
Le président de la République s'est également dit opposé aussi à la suppression du principe de précaution, actuellement inscrit dans la Constitution. «Proposer sa suppression au motif qu'il bride l'action repose à mon sens sur une incompréhension», a dit le chef de l'Etat. Inscrit dans la Constitution française, il peut être invoqué si le besoin d'une intervention urgente se fait ressentir face à un possible danger pour la santé ou pour la protection de l'environnement.
Sur les actions de groupe (les fameuses «class actions» aux Etats-Unis), il a demandé enfin «à réfléchir car je ne voudrais pas avoir tous les inconvénients de la société américaine sans en avoir tous les avantages». «Je vois bien l'intérêt», a-t-il dit, mais «j'ai vu ce que ça a fait pour certaines entreprises».
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