Arrivé lundi soir en France pour une visite officielle, le président pakistanais Pervez Musharraf a tenu à rassurer sur la question du nucléaire pakistanais.
La bombe atomique dont dispose le Pakistan ne peut pas «tomber dans de mauvaises mains» : c’est ce qu’a affirmé mardi le président pakistanais Pervez Musharraf lors d'une conférence à Paris, où il est arrivé lundi soir dans le cadre de sa tournée européenne.
Pour que l'arsenal nucléaire pakistanais tombe dans les mains des islamistes extrémistes, il faudrait, a-t-il déclaré, qu'Al-Qaïda et les talibans «arrivent à vaincre l'armée pakistanaise entièrement», ou encore qu'un mouvement islamiste radical remporte les élections du mois prochain. Pervez Musharraf a assuré qu’il n’y avait «aucune chance» que l'une ou l’autre de ces possibilités ait lieu.
«S'il vous plaît, ne comparez pas le Pakistan à une république bananière ou à un Etat africain où ce type de choses peut arriver, où un gouvernement peut être, du jour au lendemain, renversé», a-t-il martelé dans une interview à la chaîne d'informations France 24.
Le président pakistanais s'est rendu mardi après-midi à l'Elysée pour un entretien avec le président français Nicolas Sarkozy.
Dimanche à Bruxelles le président s’était exprimé sur la démocratie au Pakistan, en promettant que les élections de février seraient «libres» et «pacifiques». Des déclarations qui vise à «corriger certaines perceptions erronées» au sujet de ce qui se passe au Pakistan», selon sa propre formule.
Avec agences Christina Lionnet