Education - L'idée de Xavier Darcos d'instaurer un service minimum à l'école ne cesse de créer la polémique...
Jeudi, c’est grève générale dans la fonction publique. Ce sera également le premier jour d'expérimentation du
«service minimum dans les écoles». C’est-à-dire que des agents municipaux – animateurs et personnels techniques des écoles – seront chargés d’accueillir les enfants de maternelles et de primaires.
>> La liste des écoles assurant un service minimum ici
Mais attention, seuls les maires - sur la base «du volontariat» comme l’explique Xavier Darcos, le ministre de l’Education - peuvent prendre la décision d’assurer l’accueil des enfants. La motivation de beaucoup de ces maires serait
comme l’affirme Jean-Yves Sénant, la volonté «de répondre à une très forte demande des parents d’élèves».
Chambéry dément...
Mais à moins de 50 jours du premier tour des élections municipales, la classique polémique sur «une atteinte au droit de grève des fonctionnaires» prend un nouveau tour.
Xavier Darcos s’est empressé d’annoncer dimanche sur Canal que « plus de 370 villes», «y compris des villes socialistes comme Chambéry», avaient déjà accepté d’assurer un service minimum.
Réaction immédiate ce lundi de la socialiste Bernadette Laclais, maire de Chambéry, qui dément «fermement les affirmations du ministre» et précise que sa municipalité ne signera pas «une convention dont le texte proposé par l'Etat pose plus de problèmes qu'il n'en résout, notamment en matière de responsabilité des collectivités».
Le ministère maintient que «l’inspecteur d’Académie avait dit qu’ils étaient partants» et préfère se concentrer sur «les 1.631 communes qui ont répondu positivement». «Nous en aurons 2.000 d'ici jeudi», a affirmé Xavier Darcos ce lundi soir. Communes Parmi lesquelles il n’y aurait pas de socialistes mais simplement «quelques divers gauches».
Selon Xavier Darcos, l'adhésion de municipalités en très grande majorité de droite à ce principe est lié «sans aucun doute aux événements politiques, à la proximité des municipales».
...et les candidats à la Mairie de Paris s'en mêlent
Et les candidats à la mairie de Paris de s’emparer du débat. Alors que Bertrand Delanoë, le maire socialiste de Paris, refuse de mettre en place le service minimum dans la capitale, il est aussitôt attaqué par Françoise de Panafieu, son adversaire UMP aux municipales.
Les porte-parole de campagne de cette dernière, Jean-François Lamour et Pierre-Yves Bournazel, ont estimé vendredi soir que le maire de Paris Bertrand Delanoë (PS) «ne comprend pas les Parisiens», à propos de l'instauration d'un service minimum à l’école.
Anne-Louise Sautreuil