La France à l'heure espagnole

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Publié le 22 janvier 2008.

HANDBALL / CHAMPIONNAT D'EUROPE - Les Bleus débutent le tour principal face aux finalistes de l'édition 2006...

Cette fois, les Bleus entrent dans le vif du sujet. L'équipe de France entame mardi, à Trondheim, le tour principal de l'Euro-2008 face à l'Espagne. Le champion d'Europe en titre face à son dauphin..

.../...Un match à suivre en live-comme-au-bureau à partir de 18h15

Leurs succès sur la Suède et l'Islande permettent aux Tricolores de démarrer le deuxième tour avec un capital optimal de quatre points: ils sont les seuls dans cette situation parmi les six équipes du groupe II. De quoi viser sans prétention les demi-finales, même si les prochains adversaires, dans l'ordre les vice-champions d'Europe espagnols, les champions du monde allemands et la Hongrie, leur donneront forcément du fil à retordre.

Des débuts très poussifs

Après des débuts très poussifs contre la valeureuse équipe de Slovaquie, l'équipe de France a ensuite nettement surclassé ses adversaires. Avec ses habituelles qualités défensives, une attaque beaucoup plus performante et l'impact d'individualités telles le gardien de but Thierry Omeyer, l'arrière Nikola Karabatic, le pivot Bertrand Gille, le défenseur Didier Dinart ou encore le capitaine Olivier Girault -qui à presque 35 ans paraît aussi fringant qu'un junior-, la France possède une marge de sécurité importante.

«L'équipe a montré qu'elle pouvait être au plus haut niveau, à elle de prouver qu'elle peut y rester. Les quatre points nous donnent beaucoup de confiance. On se sent bien physiquement, c'est un facteur déterminant pour la suite car avec trois matches d'affilée, il faut pouvoir compter sur tout le monde», souligne l'arrière tricolore Daniel Narcisse.

Huit matchs en onze jours

Son entraîneur Claude Onesta n'est pas le dernier à fustiger la cadence infernale du tournoi, dont la formule est selon lui «incorrecte, inadaptée et met les joueurs en danger». Avec huit matchs en onze jours pour les meilleurs, dont trois de rang au tour principal, l'Euro tient, il est vrai, à la fois du sprint et du marathon.

«La gestion physique va être un des éléments de la réussite, estime Onesta. On sort du premier tour avec des gens plutôt mieux qu'à notre arrivée où il y avait des pépins un peu partout. On sort aussi avec trois matches gagnés, ça a tendance à accélérer les guérisons.»

Un remake de la finale 2006

Les handballeurs français auront besoin de toute leur énergie pour leur premier match contre l'Espagne pour une réédition de la finale de l'Euro-2006, un adversaire au style de jeu assez ressemblant au leur, et dangereux malgré l'absence de deux joueurs-clé, le gardien Barruffet et le pivot Urios. La dernière confrontation franco-espagnole, juste avant l'Euro, s'était soldée par une victoire (32-30) des Ibères, alors que leurs adversaires, privés des frères Gille et de Fabrice Guilbert, n'étaient pas vraiment au mieux.

«C'est une équipe qu'il faut perturber, qui peut avoir de la fragilité, analyse Onesta. Les deux rencontres face à l'Espagne en 2006 avaient été le jour et la nuit. Le jour où on n'avait pas bien joué, on avait pris une correction. Ils avaient récité leur jeu de manière limpide. Mais si on est dans le registre de ce qu'on a produit contre la Suède et l'Islande, on a toutes nos chances.»
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