Service minimum: «Il y a une très forte demande de la part des parents»

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Publié le 21 janvier 2008.

INTERVIEW - Jean-Yves Sénant, maire UMP de la commune d’Antony, considère que l’application du service minimum répond à une vraie demande des parents d’élèves.

INTERVIEW - Jean-Yves Sénant, maire UMP de la commune d’Antony, considère que l’application du service minimum répond à une vraie demande des parents d’élèves.

Jeudi, c’est jour de grève dans la fonction publique. Et c’est aussi la première expérimentation du service minimum d'accueil dans les écoles maternelles et élémentaires des communes qui se sont portées volontaires. «Plus de 370 villes ont déjà accepté» d'expérimenter ce service, a indiqué dimanche sur Canal+ le ministre de l‚éducation Xavier Darcos. Parmi les volontaires, le maire d’Antony Jean-Yves Sénant. Il explique à 20minutes.fr pourquoi il appliquera le service minimum.

Vous avez décidé d‚appliquer le service minimum dans votre commune. Pour quelles raisons ?

Ce n’est pas vraiment une nouveauté pour notre commune, nous avons déjà pratiqué le service minimum le 18 novembre dernier. Nous avions ouvert des centres de loisirs pour que les parents puissent aller travailler. Ils étaient ravis de ne pas perdre une RTT, ça leur a permis d’utiliser leurs congés comme ils le souhaitaient.
Si nous avons anticipé, c’est qu’il y avait une très forte demande de la part des parents. Alors nous recommençons : les enfants pourront être accueillis par le personnel technique de l’école mais aussi par nos animateurs.

Mais cette fois l’Etat va participer financièrement à l’accueil des enfants.

Oui, c‚est important que l’Etat aide les communes mais ce type de journée ne revient pas si chère. C’est le prix d’une journée de fonctionnement du centre de loisirs avec environ 10 animateurs.

Que répondez-vous à ceux qui considèrent qu’il s’agit d’une atteinte au droit de grève ?

Je ne peux pas considérer qu’il y ait là une atteinte au droit de grève. Nous pratiquons simplement le service minimum dans l’esprit de venir en aide aux parents d’élèves. Il n’est pas question de remettre en cause le droit de grève des enseignants.

Est-ce vraiment le rôle de la commune de se substituer à l’Etat les jours de grèves ?

C’est la question de l’étendue des compétences de la commune. Un vaste débat! Chacun évalue ce qu’il doit faire en matière de service public. Dans le cas du service minimum, ça répondait à une vraie demande des parents donc nous sommes dans notre rôle. Nous ouvrons des crèches communales alors que nous n’y sommes pas obligés, les centres de loisirs restent ouverts de plus en plus tard. Nous essayons simplement de répondre aux besoins de nos concitoyens.
Propos recueillis par Anne-Louise Sautreuil
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