La contre-offensive diplomatique d'Uribe auprès de Sarkozy

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Publié le 21 janvier 2008.

FARC - Le président colombien a défendu ses propositions pour la libération des otages de la guérilla...

Le président colombien a défendu ce lundi devant son homologue français Nicolas Sarkozy ses propositions pour la libération des otages de la guérilla des Farc, dans une contre-offensive diplomatique face au président vénézuélien Hugo Chavez.

Médiation de l'Eglise catholique

Alvaro Uribe a entamé dimanche à Paris une tournée européenne qui le mènera en Espagne, en Suisse et à Bruxelles afin de souligner «les efforts» de son pays en faveur de la libération des otages, dont la Franco-colombienne Ingrid Betancourt, une priorité de Nicolas Sarkozy.

Mais il a dans le même temps réaffirmé son objectif «d'écraser» la guérilla marxiste des Farc, juste avant d'être reçu à l'Elysée. Alvaro Uribe a notamment demandé l'appui du président français après avoir relancé une médiation de l'Eglise catholique avec la participation d'émissaires représentant la France, l'Espagne et la Suisse. Une médiation qui vise à parvenir à l'échange de 43 otages dits «politiques», dont Ingrid Betancourt, contre 500 guérilleros emprisonnés.

Nicolas Sarkozy a apporté un soutien conditionnel à cette proposition, estimant qu'elle pouvait être «utile» si elle dispose de «garanties d'indépendance et de marges de discussion indispensables à son succès», a souligné le porte-parole de l'Elysée, David Martinon.

Chavez considéré comme un acteur majeur

Le chef de l’Etat français a également «encouragé» Alvaro Uribe «à n'exclure aucun concours utile pour permettre en particulier la libération sans délai des otages». Hugo Chavez, qui vient d'arracher aux Farc la libération de deux otages, a toujours été considéré comme un acteur majeur par Paris pour aboutir à la libération d’Ingrid Betancourt.

«Le but de sa tournée c'est de reprendre la main» face à Hugo Chavez, a affirmé Fabrice Delloye, père des enfants de la Franco-colombienne. «Notre sentiment avec mes enfants, c'est de dire que si le président Chavez peut jouer un rôle utile, tant mieux, mais de grâce dans la discrétion et dans le respect du gouvernement colombien. Il ne peut pas passer son temps à injurier Uribe et son gouvernement», a-t-il ajouté.

Un «pion des Américains»

Hugo Chavez a accusé Alvaro Uribe d'être un «pion des Américains» et de ne penser qu'à «sa guerre» contre la guérilla marxiste des Farc, sans aucune considération pour les otages.
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