Entre 5 000 et 8 000 personnes ont manifesté samedi un peu partout en France contre l'enfermement des sans-papiers en centre de rétention administrative, dans le cadre d'une Journée européenne d'action contre l'enfermement des étrangers. « Nous ne sommes pas là pour dénoncer les conditions de rétention, mais pour dénoncer le fait même de mettre des gens dans des prisons administratives sans jugement », a déclaré Richard Moyon, porte-parole du Réseau éducation sans frontières.
En France, le maintien dans l'un des vingt-quatre centres de rétention ne peut dépasser trente-deux jours. Dans sept autres pays de l'Union européenne, il est illimité. Or, un projet de directive européenne prévoit d'harmoniser la durée de rétention maximale à l'échelle de l'UE à dix-huit mois, comme c'est le cas en Allemagne et à Malte.