L'équipe de France débutera ce soir (18 h 15) à Trondheim (Norvège) face à la Slovaquie la défense de son titre européen. Dans un groupe où figurent également la Suède et l'Islande, les Bleus tenteront surtout de ne pas perdre trop d'influx, car une place en finale signifierait la bagatelle de huit matchs en onze jours. « C'est presque surhumain. En football, cela se dispute sur un mois. Il ne faut pas oublier que le handball est un sport avec beaucoup de contacts », dénonce l'arrière Nikola Karabatic.
Demi-finaliste du dernier Mondial après une élimination toujours pas digérée face à l'Allemagne, les Bleus estiment débuter cette compétition dans la peau de l'outsider. « Nous ne sommes pas les champions du monde, et je pense que ce statut nous sied bien », explique l'ailier Olivier Girault, qui n'oublie pas que l'équipe de France a eu une préparation très courte, perturbée par un conflit au sujet des indemnités des joueurs. Un conflit désormais réglé. « Il y a un temps pour les paroles, un autre pour les actions », résume Girault, en bon capitaine.