Eric Girard
Entraîneur de la SIG.
Comment analysez-vous la gifle prise par votre équipe mardi à Den Bosch (82-60), synonyme d'élimination de la Coupe Uleb ?
On est tombé sur une équipe néerlandaise remaniée, sans pression, qui s'est vite montrée très adroite. La confiance était de leur côté. Nous, on a été apathiques et pas très efficaces dès le début. Ensuite, c'est devenu un calvaire. A la fin, les joueurs ne répondaient plus, ils étaient livides.
Le manque de profondeur de l'effectif - absence de John McCord, longue blessure de Kevin Houston - a t-il pesé ?
Je ne vous dirai pas le contraire. J'avais trouvé surprenant que certains disent qu'on avait bien fait de ne pas remplacer Kevin, alors qu'on n'était pas encore qualifié en Coupe d'Europe ou pour les As. Je suis frustré car hier (mardi) on n'a pas pu jouer à armes égales. Mais il est hors de question d'incriminer les joueurs, qui font des choses exceptionnelles depuis plusieurs semaines. Ce qui m'embête le plus, c'est la défaite contre Zgorzelec (61-64) il y a une semaine. Si on avait eu plus de monde, plus de jus, les Polonais n'auraient pas remonté les dix points d'écart et on ne se serait pas fait assassiner au buzzer.
Dans quel état allez-vous aborder le déplacement au Mans samedi, décisif pour aller à la Semaine des As ?
Mentalement et humainement, on est capable de rebondir. L'équipe l'a déjà montré plus d'une fois. Après, la question est de savoir si les joueurs seront prêts physiquement.