Eliminé hier en quart de finale de la Coupe de la Ligue par Le Mans (1-0) qui ne l'avait encore jamais battu, l'OL a subi sa première grosse désillusion de la saison. Engagée jusqu'alors dans toutes les compétitions, la formation d'Alain Perrin voit donc son calendrier allégé. L'entraîneur rhodanien, qui avait déjà perdu contre le MUC 72 l'an dernier avec Sochaux au même stade de la compétition (1-2), avait pourtant reconduit l'équipe vainqueur de Toulouse (3-2) quatre jours plus tôt, à l'exception d'Hatem Ben Arfa, remplacé par Loïc Rémy en raison d'une douleur musculaire derrière la cuisse gauche.
Est-ce l'horaire du match reporté la veille qui explique l'apathie des Lyonnais en première période ? Toujours est-il que les partenaires de Juninho ont débuté la rencontre sur un faux rythme. Leur manque d'engagement face un adversaire pourtant privé de nombreux titulaires a été sanctionné par un but inscrit peu avant la demi-heure de jeu par le Japonais Matsui. La réaction du sextuple champion de France après la pause a été vaine, principalement en raison de la performance du gardien manceau Yohann Pelé, auteur de parades décisives devant Sébastien Squillaci (63e), Karim Benzema (65e et 88e) et Fred (82e), annoncé en partance pour Tottenham. « Cette première période au cours de laquelle nous avons manqué d'agressivité et de concentration dans le geste technique a été lourde de conséquence, admet Christophe Galtier, l'adjoint de Perrin. C'est une réelle contre-performance car nous voulions aller au bout de cette épreuve. »