Les députés pourraient ratifier aujourd'hui à l'Assemblée nationale la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires du Conseil de l'Europe. Une décision importante, que plusieurs mouvements de défense de l'alsacien appellent de leurs voeux. « Notre langue régionale est en perte de vitesse, déplorait hier Daniel Willmé, président du parti régionaliste démocrate Union du peuple alsacien (UPA). La ratification de cette charte lui apportera une reconnaissance, mais aussi, et surtout, lui donnera un cadre juridique et légal. » Elle permettrait ainsi, par exemple, de créer des panneaux de signalétiques bilingues, mais aussi de favoriser son enseignement. Une nécessité selon le leader de l'UPA, qui souhaite également voir se créer bientôt « un ministère des langues de France ».