SANTE - L’UFC-Que Choisit tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme...
Les médecins ne prescrivent pas toujours les médicaments les moins chers, voire même les plus efficaces. C’est le constat d’une
nouvelle étude de l’UFC-Que Choisir publiée ce mardi.
«1 milliard d’euros aurait pu être économisé»
Selon l’association de consommateurs, elle confirme les conclusions d’
une précédente étude diffusée au mois de septembre. Au total, sur seulement 5 classes de médicaments (14 % des prescriptions de ville) et à qualité de soins au moins équivalente, 1 milliard d’euros aurait ainsi pu être économisé de 2002 à 2006, note l’UFC.
A titre d’exemple, l’association cite la prescription abusive de Plavix dans la prévention ou les suites d’un accident cardio-vasculaire, alors que l’aspirine à faible dose - et 27 fois moins chère - pourrait suffire dans un nombre de cas important.
Pression de l’industrie pharmaceutique
Ces résultats font écho au constat sans appel récemment dressé par la Cour des Comptes puis par l’Inspection Générale des Affaires Sociales (
Igas). En cause, selon l’étude, une prescription trop largement influencée par l’industrie pharmaceutique.
L’association rappelle que la pression de la visite médicale des laboratoires sur les médecins est ainsi plus élevée en France que dans les autres pays européens : on compte en France 1 visiteur médical pour 9 médecins libéraux, soit deux fois plus qu’en Angleterre ou en Allemagne et quatre fois plus qu’aux Pays-Bas.
Créer des visiteurs médicaux publics
L’UFC-Que Choisir préconise ainsi de leur substituer des visiteurs médicaux sous l’égide
de la
Haute Autorité de Santé. La création de 1.700 postes publics coûterait 200 millions d’euros par an et pourrait être financé par la taxe sur les laboratoires pharmaceutiques, précise l’association de consommateurs.
C. F.