Pour son premier match en tant que directeur technique du Racing, Daniel Leclercq a vécu des tribunes la claque infligée par le PSG (3-0). « On s'imagine toujours que notre message est bien perçu et qu'il n'y a plus qu'à libérer les joueurs », confie le « Druide ». Pourtant, les Artésiens n'ont jamais paru aussi fébriles qu'au Parc des Princes. Le syndrome de la « patate chaude », qui consiste à se débarrasser de la balle quand on manque de confiance, a été le principal défaut sang et or. « Il y a une sorte de fatalité qui s'installe quand l'équipe prend un but », remarque l'ancien entraîneur de Valenciennes, qui a vu ses troupes encaisser trois buts en dix minutes.
Ce problème de confiance, qui se désagrège au fil d'évènements contraires, n'avait pas forcément été considéré à sa pleine mesure par le nouveau directeur sportif lensois. D'autant que de l'aveu même du technicien, les entraînements de la semaine lui avait laissé « une bonne impression ». Mais le Parc a fait ressurgir tous les vieux démons du Racing. « J'ai senti les joueurs de plus en plus nerveux au fil du match. Peut être que le contexte parisien n'était pas idéal pour qu'ils puissent s'exprimer pleinement », se demande Daniel Leclercq, lequel a annoncé qu'il sera désormais sur le banc aux côtés de JPP. C'est à Félix-Bollaert, où ils semblent aussi avoir un blocage psychologique, que les Lensois vont tenter de se soigner, en recevant Nancy demain, en quart de finale de la Coupe de la Ligue.