Il est la pierre angulaire du système de jeu de Laurent Blanc. Placé devant la défense, Alou Diarra balaye le terrain à longueur de match, récupère des ballons à tout-va et les offre aux créateurs. « Je permets à Jo [Micoud] et Fernando d'avoir plus de liberté, c'est un rôle que j'affectionne », assure-t-il. Si Bordeaux est reconnu cette saison pour la qualité de son jeu, il le doit donc aussi à ce nouveau venu promu en six mois au rang de cadre, membre avec Ramé, Planus et Bellion du club très fermé des joueurs titularisés 19 fois en 20 journées. « J'avais quitté Lyon pour retrouver du temps de jeu, c'est fait », savoure-t-il.
Ce statut d'indéboulonnable, l'ancien Lensois l'assume dans le vestiaire. « J'essaie de m'investir, confirme-t-il. Ça ne me dérange pas de parler, de dire la vérité pour faire progresser, pour avancer. » Mais à 26 ans, et même s'il a déjà connu sept clubs, Diarra ne se croit pas arrivé, loin de là. Il sait dans quels domaines il peut encore s'améliorer. « Je prends trop de cartons, affirme-t-il en référence aux quatre avertissements reçus lors de la phase aller. Et il faut que je prenne plus de risques offensifs. » L'international le sait : le milieu des Bleus ne manque pas de postulants de qualité. Or il tient à être de l'aventure de l'Euro. « C'est un objectif, reconnaît-il. Ce serait un échec de ne pas y être. »