Deux voies pour les voitures. Autant pour les bus et les vélos. Et le général Faidherbe qui, du haut de sa statue, observe chaque jour le manège sur le boulevard de la Liberté. Afin de «ne pas connaître la situation de Londres», Martine Aubry a réduit la place accordée aux voitures depuis six ans.
«C'est une catastrophe, lâche carrément Christophe. Je pense que certains clients ne font pas les soldes à cause de ça.» Ce n'est pas le cas d'Anne. Place de la République, elle rejoint sa voiture les bras chargés de paquets. «C'est le bordel, mais ça permet aussi de réduire la pollution.» Cela permet surtout à la droite de faire campagne: «J'aimerais pouvoir accéder au centre-ville en moins de trois quarts d'heure», a récemment exagéré Brigitte Mauroy, la numéro 2 sur la liste UMP.