Le Syndicat national des officiers de police (Snop, majoritaire) a apporté ce jeudi son «soutien» aux policiers de la brigade des stupéfiants après qu'un Algérien de 30 ans s'est tué en se défénestrant mardi, à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis).
Sauté du 9e étage
Le syndicat de police, dans un communiqué, «dénonce les scandaleuses accusations d'homicides proférées à l'encontre des policiers» après ces faits. Jeudi matin l'autre syndicat d'officiers, Synergie, avait aussi exprimé son soutien aux enquêteurs.
Alors qu'il était menotté, cet Algérien de 30 ans, du nom de Reda Semoudi selon sa compagne, avait «échappé à la vigilance» des enquêteurs et sauté du 9e étage par la fenêtre d'un immeuble où les policiers étaient venus perquisitionner dans le cadre d'une affaire de stupéfiants, selon une source judiciaire.
L'homme «menotté dans le dos» se serait «soustrait» à la vigilance d'un policier de la brigade des stupéfiants chargé de le surveiller, selon la même source. La victime avait été interpellée lundi à Paris «sous une fausse identité», selon la source judiciaire, pour un trafic présumé de Subutex, un produit de substitution à l'héroïne.
Les trois policiers entendus
L'enquête ouverte par l'IGS, la police des polices, se poursuivait jeudi, selon une source proche de celle-ci. Les trois policiers ont été entendus et devaient à nouveau l'être jeudi après-midi.