Centre de rétention: «Il faut une prise en charge pendant l’incarcération» / Contributions

6 réactions à l'article
  • Stéphane Berthomet

    Quand les magistrats eux-mêmes constatent qu'un individu libérable est encore potentiellement dangereux, que les experts médicaux soulignent un risque clair de récidive que faire ? Ce texte ne me choque pas dans la mesure ou la décision de maintenir la personne enfermée est réellement justifiée par un collège d'experts dont la compétence est reconnue. Mais certainement qu'il conviendrait mieux d'obliger le détenu à suivre des soins durant sa détention. Celui qui refuse pourrait alors voir sa peine allongée...
    Je m'étonne, bien que ce soit quelqu'un de très sympathique et interessant sur le sujet, pourquoi avoir interviewé Pierrat qui est un spécialiste de la propriété intellectuelle et du droit d'auteur au lieu d'un praticien du pénal ?
    S.B
    http://berthomet-le-blog.blog.20minutes.fr/

  • Evolreg

    De toutes les façons, le Conseil Constitutionnel (s'il est saisi)n'acceptera pas la rétroactivité de cette future loi. Au pire, l'Europe y mettra son grain de sel. Pour les délinquants sexuels, je sais que c'est interdit par les conventions, mais la castration "physique" serait tout de même l'une des solutions. Donc avec l'arsenal juridique que nous possédons, un bracelet électronique et une injonction thérapeuthique obligatoire (castration chimique à vie) se seraient-ils pas un bon compromis ? Ah oui, j'avais oublié, il faut de l'argent pour cela...

  • Disastrisunastri

    DBL8 : je vous remercie, j'ai plusieurs vies dans une vie comme beaucoup, beaucoup de monde. Cela ne vous regarde pas mais j'assume puisque comme tout le monde je travaille et des meilleures. Si vous, vous croyez à l'abri de la justice, tant mieux pour vous, mais on peut tous être amenés à faire des choses à la limite tellement le droit peut aussi être très contraignant. Un exemple est le code de la route. Qui peut se dire à l'abri d'un contrôle radar, d'accusations calomnieuses, ou d'autres choses que son travail pourrait requérir et qui ne sont pas dans la charte du citoyen? C'est drôle ici, j'ai l'impression que chacun est encore meilleur que les uns et les autres. Désolé de pas concourir et d'avoir fait le choix d'une autre vie. Alors heureux?

  • mon_pseudo

    Depuis le 6 mai, "tout devient possible" en effet!Etudiant en droit mention science politique, je me demande parfois si ce que j'ai appris et j'apprends est la même chose que Mme Dati et M. Sarkozy. Au fur et à mesure que le temps passe, je commence à comprendre pourquoi ils réforment les universités. Le problème dans ce débat, c'est que l'on reste subjectif face à ce genre de mesure. En effet, si on est contre cette loi, on est à gauche, anti sarkozyste, j'en passe et des meilleurs. Si on est pour, c'est "faut les castrer ces pourris"! Personne ne se rend compte que les libertés, les droits de l'homme que nous chérissons tellement, la Déclaration de 1789 dont est si fier, tout est baffoué depuis quelques temps, sans que l'on réagisse! Après les expulsions massives de sans papiers avec un quota à respecter, après l'interdiction de fumer dans les lieux publiques, après la casse du Code du travail, voilà que l'on pond une loi stigmatisant encore plus ces personnes (je précise, ces gens là doivent être durement punis). La double peine a-t'elle disparu? La rééducation doit se faire en prison, pas après. Les politiques durcissent les lois, mais ils oublient que rien a été fait pour ces gens là dans la plupart des cas. L'Etat doit jouer un rôle dans la socialisation des individus, il échoue, et pour se sentir mieux aggrave la situation de certaines personnes. L'article 2 du Code civil dispose :"la loi ne dispose que pour l'avenir, elle n'a point d'effets retroactif". Or, pour cela, la loi s'appliquera non pas aux seuls criminels sexuels, mais à un panel plus large de criminels, certains étant déjà condamnés pour des faits antérieurs. Mme Dati a vraiment "volé" son diplôme de l'ENM! Réagissons à toutes ces dérives qui traduisent une politique sécuritaire, basé sur la peur et la haine de l'autre. Nous sommes un peuple, une société, une nation, nous vivons ensemble, battons nous aussi ensemble!!!

  • DBL8

    Disastrisunastri vous écrivez : "De faits antérieurs ayant été sanctionnés" Vous avez une vie en marge de la société ? Assumez !!

  • Disastrisunastri

    C'est du point de vue du droit que M. E.Pierrat s'exprime, et pour notre chère liberté à tous, y compris la tienne Le Bédouin. En fait, ce projet de loi ferait une sorte de peine supplémentaire à celle des textes déjà prévus sans qu'il n'y ait eu de nouveau crime et délit puisque d'office, le criminel ou délinquent serait "condamné" pour le restant de ses jours à vivre dans un centre de rétention et non seulement la sanction pénale prévue par la jurisprudence. Moi aussi, je ne suis pas pour laisser les délinquents sexuels -notamment- en liberté, mais cela pose un autre problème applicable à tous: Pourrions-nous à notre tour être condamné pour des faits que nous n'avons pas encore commis vis à vis de faits antérieurs ayant été sanctionnés juridiquement?

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