La période des soldes démarre demain et va durer jusqu'au mardi 19 février. Mais la proposition du maire de Toulouse d'ouvrir exceptionnellement les boutiques ce dimanche pour marquer le coup ne sera pas retenue. Du moins pas cette année. L'édile l'a soumise au préfet le 20 décembre, « à la demande des commerçants ». Dans un courrier en réponse du 2 janvier, le représentant de l'Etat indique qu'il ne voit « pas de solution apte à répondre à cette demande ». Il rappelle en effet que les ouvertures dominicales - cinq par an au maximum - doivent être d'abord discutées avec les partenaires sociaux. Dans la Haute-Garonne, elles font d'ailleurs depuis dix-sept ans l'objet d'un accord annuel entre salariés et patronat qui intervient vers la fin janvier dans le cadre du conseil départemental du commerce (CDC).
La suggestion de Jean-Luc Moudenc (centriste UMP) était donc soit trop tardive, soit prématurée. « Il s'agissait de donner un coup d'accélérateur, notamment dans les secteurs du textile et de la chaussure, qui me disent avoir connu une fin d'année 2007 assez morose », explique Jean-Jacques Bolzan, conseiller municipal délégué au Commerce. L'élu se défend d'avoir voulu passer outre le CDC. Si elle met son mouchoir sur ce 13 janvier, la mairie compte bien réitérer officiellement la demande dans le cadre de l'accord 2008, et ce pour les deux dimanches de l'année qui suivent l'ouverture des soldes.