Hôpitaux: nouvelles négociations sur les RTT les 10 et 15 janvier

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Publié le 7 janvier 2008.

SOCIAL – Roselyne Bachelot a promis près de 700 millions d'euros pour payer les heures supplémentaires des personnels...

Alors que la grève symbolique des urgentistes et des anesthésistes s'installe, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot a entamé lundi une concertation de deux jours avec les syndicats de médecins et de fonctionnaires de l'hôpital public sur le paiement des RTT accumulées sur des comptes épargne temps (CET) . Une première réunion à l'issue de laquelle Roselyne Bachelot a annoncé la tenue de deux nouvelles séances de négociation, les 10 et 15 janvier.

Calendrier

La ministre a reçu pendant près d'une heure les quatre intersyndicats représentatifs de praticiens hospitaliers: CPH, CMH, INPH et Snam-HP. Une «très bonne concertation qui a permis de bâtir un calendrier», selon la ministre. «Nous allons nous revoir les 10 et 15 janvier, date à laquelle je compte bien sortir avec un accord en bonne et due forme», a-t-elle précisé.

Selon elle, seront abordées au cours de ces deux prochaines séances les questions du «taux de paiement des jours accumulés, du calendrier des ajustements nécessaires à cette monétarisation, ou encore celle de la transformation des CET en points de retraite».

Le conflit porte sur les 23 millions d'heures supplémentaires impayées et les 3,5 millions de jours de congés accumulés dans des comptes épargne temps par l'ensemble des salariés de l'hôpital, faute d'effectifs suffisants.

700 millions d’euros

Plus tôt, la ministre avait fait savoir qu’elle ne venait pas à la table des négociations les mains vides, assurant lundi matin sur LCI, avoir «des marges de manœuvres financières pour une concertation nourrie».

Elle disposerait de «348,5 millions d'euros dans le Fonds pour l'emploi hospitalier, en dépôt à la Caisse des dépôts, et de 324 millions qui ont été économisés par les hôpitaux publics: donc pas loin de 700 millions d'euros qui sont à disposition pour résoudre un certain nombre de questions».

La ministre n’a cependant pas été en mesure de chiffrer le coût global des heures supplémentaires et des CET accumulés à l'hôpital, car, a-t-elle expliqué, il est difficile à ce stade de savoir combien de personnels souhaiteront «transformer leur compte épargne temps en argent», comme c'est désormais possible.

La grève pourrait prendre de l’ampleur

Les urgentistes et les anesthésistes-réanimateurs sont déjà en grève depuis Noël et les autres syndicats menacent de rejoindre le mouvement si le gouvernement n'agit pas au plus vite.

Roselyne Bachelot a jugé «certaines revendications justifiées». Elle a cependant «salué le sens des responsabilités» des grévistes qui sont quand même «présents au chevet des malades». Elle a aussi exclu de revenir sur les 35 heures à l'hôpital.

L'Amuf prévoit pour l’instant d'appeler ses membres à manifester le 24 janvier aux côtés des fonctionnaires et pourrait être imité par d'autres syndicats hospitaliers, a indiqué son président, Patrick Pelloux.
Sa. C. avec agence
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