
COLOMBIE - L'otage avait eu un fils avec un Farc...
L'enfant confié de force
Cette information jette le trouble alors que les Forces armées révolutionnaires de Colombie avaient justement promis le 18 décembre de les libérer tous les deux, ainsi que l'ancienne parlementaire Consuelo Gonzalezas.
Entre temps, l'opération, baptisée «Emmanuel», a échoué. En cause, selon le président colombien Alvaro Uribe, le fait que les Farc ne détenaient plus le petit garçon, né il y a trois ans et demi d'une relation consentante entre Clara Rojas et un guérillero.
Une version confirmée par José Gomez, l'homme qui a amené l'enfant dans un foyer des services de l'enfance. «Les Farc n'ont pas tenu la promesse de libérer les otages, car elles n'ont plus en leur pouvoir l'enfant», avait-il affirmé le 31 décembre pour justifier l'échec de la mission humanitaire, imputé par la guérilla au harcèlement de l'armée colombienne.Selon cet habitant, la guérilla lui en aurait confié de force la garde, avant de venir le réclamer en vue de l'opération humanitaire. «Les Farc m'avaient donné jusqu'au 30 décembre pour rendre l'enfant», a-t-il confié à la justice, selon le principal quotidien colombien «El Tiempo», qui s'appuie sur des sources provenant des services de sécurité.
Emmanuel à Bogota depuis un an? A l'origine de ce rebondissement, les services secrets colombiens auraient intercepté il y a quelques mois, dans le centre du pays, un message radio des Farc laissant entendre qu'Emmanuel n'était plus aux mains de la guérilla. Les autorités ont aussitôt ordonné dans la région une enquête auprès des services de l'enfance.
Après l'examen d'une centaine de mineurs, ces services découvraient le cas troublant d'un garçon, de père inconnu, retiré d'un foyer de San Jose de Guaviare, à environ 300 kilomètres au sud-est de Bogota, et confié depuis plus d'un an à un centre de la capitale. «Cet enfant présente des similitudes physiques avec Emmanuel. Il a été blessé au bras, il porte des traces de maltraitance», a expliqué Uribe, en rappelant les propos de John Frank Pinchao, ancien compagnon de détention de Clara Rojas.
Témoignage du policier
Ce policier, qui s'est échappé en mai dernier, avait affirmé qu'Emmanuel «avait été maltraité» et que son corps avait reçu des «brûlures de cigarettes». Il a exclu jeudi de pouvoir le reconnaître maintenant, car «un bébé change avec le temps», s'en remettant aux tests ADN pratiqués sur la famille de Clara Rojas et sur l'enfant pour comparaison.
Economisez jusqu'à 40% sur vos assurances auto, moto, santé...
Comparez 48 assureurs
MEDIAS - La CGT a appelé à la grève...
20minutes.fr | 14-03-2010 | 15h08
REGIONALES - Qui sont les courageux électeurs venus voter ce dimanche matin alors qu'un fort taux d’abstention se profile? 20minutes.fr est allé les sonder dans les bureaux de vote lyonnais...
20minutes.fr | 14-03-2010 | 15h05
FAIT DIVERS - Il a ensuite retourné l'arme contre lui...
20minutes.fr | 14-03-2010 | 14h58
GREVE - Les cheminots ont décidé d'exercer leur droit de retrait...
20minutes.fr | 14-03-2010 | 13h42
POLITIQUE - Un recul de la participation est constaté dans la plupart des régions...
20minutes.fr | 14-03-2010 | 13h31
FAIT DIVERS - Il a ensuite retourné l'arme contre lui.....
Tambacounda
Quartier dépôt, à Tambacounda. Il est 17h, on se croirait dans un four. Les rues sont ensa...
publié le : 14-03-2010 15:28
Vos réactions