TABAC - La ministre de la Santé a refusé tout assouplissement de l’interdiction de fumer dans...
Les buralistes ont dénoncé ce lundi le dogmatisme de la ministre de la Santé Roselyne Bachelot,
qui refuse tout assouplissement de l'interdiction de fumer dans les bars-tabacs, cafés-restaurants et discothèques après le jour de l'An.
Aménagements pour les petits bars-tabacs et en zone rurale
René Le Pape, le président de la
Confédération des buralistes, qui regroupe les quelque 30.000 buralistes français, déclare dans un communiqué: «Nous regrettons qu'elle annonce de façon péremptoire qu'aucun assouplissement n'est prévu, confirmant ainsi sa position dogmatique. Elle a en effet refusé toute discussion sérieuse avec la profession afin que les bars-tabacs puissent à la fois appliquer le décret (d'interdiction de fumer de novembre 2006) dans des conditions crédibles et continuer à accueillir leurs clients fumeurs».
Les buralistes demandent notamment des «aménagements spécifiques» à l'interdiction de fumer «pour les petits bars-tabacs de moins de 100 m2, dont la taille ne permet pas l'aménagement d'une pièce réservée aux non-fumeurs, et pour les établissements situés en zones rurales, dans des communes de moins de 1.500 habitants où le bar-tabac est bien souvent le dernier lieu de convivialité».
Santini soutient les buralistes
Ils demandent que «le responsable de l'établissement puisse décider (...) , d'ouvrir l'établissement aux fumeurs, à la double condition: qu'une signalisation indiquant très clairement que l'établissement est fumeur soit apposée à l'extérieur et que l'établissement soit doté d'un matériel d'extraction de fumée et de purification d'air homologué».
Les buralistes sont soutenus par André Santini, secrétaire d'Etat à la Fonction publique. Il a souhaité ce lundi que l'on trouve d'autres solutions que l'interdiction de fumer dans les cafés et restaurants, et en a appelé à Nicolas Sarkozy et à la ministre de la Santé Roselyne Bachelot.
«On est en train de nous objecter tous les exemples étrangers, alors que l'Espagne va bien: ce sont les patrons de bistros qui disent “ici on fume, ici on fume pas”. On aurait peut-être pu faire ça«, a ajouté le président du Club des parlementaires amateurs de cigares.
Sarkozy appelé à la rescousse
André Santini a jugé que seul le chef de l'Etat pouvait venir à la rescousse des fumeurs. «Comme il y a un décret et que le gouvernement est formel sur la question, Monsieur le président de la République peut-être ...», a-t-il espéré.
Avec agence